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Sur les traces du peuple d’Israël

Publié le 12/09/2019

Caleb, chef de l’une des 12 tribus d’Israël fut envoyé d’Egypte par Moïse pour aller explorer la Terre Promise en vue d’y emmener le peuple hébreu, exilé. A sa suite, nous sommes quinze sur la ligne de départ de la première édition de ce pèlerinage.  Quinze à avoir rêvé de ce pays fascinant, de ces lieux dont les  noms résonnent de manière si particulière dans nos esprits. 

Notre point commun? Le volontariat MEP. Volontaires sur le retour ou plus anciens, amis des MEP ou tout simplement amis de volontaires, c’est l’envie d’explorer ce pays dans un esprit de simplicité, de fraternité et en mettant notre foi au coeur de chaque découverte qui nous réunit. 

 

J2 – 5h30 du matin. C’est l’heure de partir à l’assaut de Massada, sur les bords de la mer morte, forteresse zélote et lieu emblématique de la résistance israélienne. Le soleil se lève lentement, dévoilant derrière les nuages un spectacle hors du commun. Pèlerins et touristes se mêlent pour admirer le spectacle saisissant qui s’offre à nous. Ce furent sans nul doute, les laudes les plus belles que nous n’ayons jamais chantées.

 

J2- 9H30. Nous flottons allègrement sur la mer morte, sans vraiment réaliser l’incroyable aventure dans laquelle nous nous sommes lancés. La matinée est déjà bien avancée et cet après-midi, nous allons sur les bords du Jourdain, sur le lieu du baptême du Christ. 

J4 – 17H. Assis à l’ombre d’une rangée d’oliviers, c’est ici que nous finirons l’après-midi en lisant le discours sur la montagne, au lieu même où il fut prononcé : sur le mont des Béatitudes. 

Il est difficile de ne rien ressentir face à ces mots qui prennent une signification toute particulière ici. Difficile de ne pas se sentir engagé en lisant ces lignes, parfois dures, ô combien exigeantes mais pourtant toujours aussi justes et libératrices, même deux mille ans après. 

 

J4- 19H. Les clapotis du Lac de Tibériade bercent avec quiétude la fin d’une journée bien remplie. Ce jour là, nous avons gambadé le long du Mont Arbel, surplombant la majestueuse mer de Galilée. Témoin de tant d’événements emblématiques du nouveau testament : l’appel des disciples, la multiplication des pains, Jésus qui marche sur l’eau, elle est pour nous un havre de paix en ce pèlerinage au rythme effréné. 

 

J6-  11H. Nous célébrons la messe de Noël en plein mois de Juillet à Bethléem et chantons  « Il est né le divin enfant » en riant intérieurement de cet anachronisme. Tout comme la veille avec la messe de l’Annonciation à Nazareth, relier ces lieux avec les textes saints nous permet de les vivre encore plus en profondeur, de se projeter dans la vie de l’époque et s’en sentir encore plus proche. 

 

J7 – 9H. C’est parti pour une longue journée dans les ruelles de Jérusalem. Du quartier musulman et ses souks remplis d’épices au quartier Juif où kippas et péotes ne se comptent plus jusqu’au quartier chrétien où pas une porte ne semble manquer de sa croix.

Après une semaine de cheminement à travers les siècles qui ont forgé l’histoire juive, nous voici arrivés au plus près du destin du Christ.

 

 

 

J10 – 18H. Aéroport de Tel Aviv.

La fatigue est palpable, nos corps, coeurs et intelligences ont été mis à rude épreuve durant ce pèlerinage. Les questions ne manquaient pas, un sujet après l’autre. C’est quoi le salut? Et l’apocalypse? Et ça veut dire quoi un miracle ? 

Il a fallu beaucoup de patience au Père Alexis pour tenter d’apporter des réponses à toutes nos interrogations.

 

Et maintenant ?

Vol 873839 à destination de Paris-Charles-de-Gaulle. Retour à la case départ. Un peu comme lorsque l’on rentre de volontariat. Le cerveau embrumé, réalisant difficilement les dix jours qui viennent de s’écouler. Vivre un condensé de la bible en même pas 10 jours et revenir à sa vie, comme si rien ne s’était passé semblerait l’option facile.

Mais ce pèlerinage, c’était l’occasion de se faire une piqûre de rappel sur les engagements que nous avions pris, en tant que volontaire et sur ceux que nous avons encore à prendre, en temps que chrétien dans notre monde. 

«  Reçois la Croix de Jésus Christ et va la porter à tes frères » nous a t’on dit, lors de notre messe d’envoi.

Nous avons marché sur les pas des patriarches, des grands prophètes. Nous avons foulé ces lieux où Jésus a prêché. Nous sommes monté à Jérusalem, avons prié dans le jardin des oliviers. Nous sommes allés sur les pas de son chemin de croix. Et demain?

Et notre promesse de volontaire, dans tout cela? Ce pèlerinage est venu à nouveau nous bousculer dans notre quotidien pour remettre Dieu au centre de nos vies, comme il l’était dans ces pays d’Asie et de l’Océan Indien où nous avons été envoyés en mission.

Dans une société où il est devenu plus facile de renier sa foi trois fois plutôt que de la crier sur tous les toits, Caleb est venu nous inviter à la suite de Jésus. Comme au temps des disciples où le suivre était exigeant et obligeait à vivre en acte ses convictions, nous avons été amenés à poser à notre tour, des actes de foi et à nous abandonner au mystère de la résurrection de Jésus.

Il est venu murmurer à nos oreilles cette envie d’engagement et de changement. 

Pour certains par la découverte d’une vie de prière, pour d’autres par des engagements paroissiaux ou associatifs , ou encore par la préparation à la confirmation. Pour tous, par un pas de plus dans notre chemin de foi, dans notre recherche spirituelle, dans notre découverte du message de Dieu à travers la bible.

Nombreuses sont les graines plantées au cours de ce pèlerinage… Libre à nous de cueillir ces fruits au fur et à mesure qu’ils poussent et d’en prendre soin. Libre à nous de laisser Caleb grandir en nous, de lui laisser la place de changer nos vies de jeunes chrétiens. 

 

Mélanie, AluMEP,

ancienne volontaire MEP en Thaïlande

 

Caleb en quelques mots

Caleb, c’est s’embarquer dans une folle aventure à travers des siècles d’histoire, chercher à mieux comprendre la Bible en suivant les pas d’Abraham, de Jacob et de Moïse. Se rapprocher de Jésus en découvrant les lieux qui ont marqués sa vie et en se mettant dans la peau de ceux qui jadis, ont fait le choix de le suivre. Découvrir des lieux mythiques, qui, même encore inconnus, semblaient déjà si familiers :  le désert de Judée, le lac de Tibériade, Nazareth, Bethléem et enfin, la belle Jérusalem.

Caleb, c’est aussi, flotter dans la mer morte, célébrer une messe dans la plus vieille église du monde, chanter «  Il est né le divin enfant », en plein été à Bethléem. C’est la ferveur d’un “Je vous salue Marie” entonné dans les rues de Jérusalem, le recueillement, en arrivant sur la place du Saint Sépulcre, achevant un chemin de croix pas comme les autres. 

Caleb, c’est aussi, des temps de partage en équipe, des temps spi pour recentrer sa foi. Dans un monde effréné où il est parfois difficile de préserver un temps pour Dieu et pour sa foi, c’est une occasion unique de prendre du temps pour Dieu.

Caleb, c’est l’occasion de se replonger dans l’esprit du Volontariat MEP.  De regoûter aux joies simples et à la vie en communauté, se mettant au service de la joie de l’autre.

Et puis Caleb, c’est aussi et surtout du houmous et des falafels 😉