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Into The Deep

« Les volontaires sont animés par un désir de servir qui me dépasse complètement. » Charles

Publié le 02/10/2019
Mon feu, ce n’est pas sur un roof top de Times Square que je l’ai trouvé, mais dans un bidonville de Bangkok en regardant François prier avec une maquerelle ou dans une île complètement perdue aux Philippines en observant Cyrille rigoler en tagalog avec ses jeunes.

Hier soir, plus de 300 personnes ont découvert en avant-première Into The Deep au cinéma le Majestic Passy à Paris.

Cette sortie le 1er octobre, fête de la Sainte Thérèse de Lisieux, patronne des Missions, coïncide également avec l’ouverture du mois missionnaire extraordinaire souhaité par le pape François. « Nous avons pensé qu’il n’y avait pas de plus belle manière de se laisser toucher par la mission, que de rendre hommage à l’engagement de jeunes au service de l’Église et des plus pauvres, à l’autre bout de la planète », souligne le père Bernard de Terves, directeur du Volontariat des Missions Étrangères.

Pendant une heure, anciens volontaires, partenaires et amis des Missions Etrangères ont été plongé au coeur de la mission. Ils ont suivi Charles, à la rencontre de ces jeunes qui ont tout arrêté pour se mettre au service des plus fragiles et de l’Eglise.

A la fin de la projection, les spectateurs ont pu échanger avec les volontaires du film, le réalisateur Damien Boyer  ainsi que Charles. Voici son témoignage.

« Quand tu vis cette expérience pendant 10 jours ou pendant 6 mois ou un an tu ne peux pas repartir devant ton ordinateur dans ta petite entreprise et faire comme si rien ne s’était passé. Tous les volontaires sont animés par une force incroyable et un désir de servir qui me dépassent complètement. Ils ont le désir de témoigner de leur foi d’une puissance, pas forcément en parlant de Dieu en permanence mais dans leurs actes, avec cette dame dans les bidonvilles de Bangkok ou tous ces enfants à Manille.

Je suis rentré à Paris et je suis tous les jours devant un ordinateur dans ma petite entreprise. Mais il m’arrive souvent de retracer sur GoogleMaps le parcours que j’ai fait, ou de regarder toutes les photos que j’ai prises et je me dis, « là j’ai touché l’éternel, là en 10 jours, j’ai vu et j’ai touché un condensé de ce dont j’ai besoin pour avancer dans ma vie« . J’ai souvent tenté de résoudre mes problèmes existentiels en me concentrant sur ma vie, mes routines, la température de mon café le matin; en payant des applications pour m’aider à rendre ma vie plus productive.  Et en fait, j’ai compris que non, c’est en s’ouvrant à l’autre, c’est en le regardant tel qu’il est et, même si je ne comprends rien à sa langue, que je me découvre et que je transmets le regard de Jésus. C’est tellement simple sur le papier. Et c’est tellement dur de sortir de son cocon.

Aujourd’hui je pourrais vous dire que je suis devenu plus humble et que je relativise tout et que j’ai passé les 6 derniers mois au bout du monde chez les Trappistes, à réfléchir. Et ce n’est pas tout à fait vrai. Mais ce qui est vrai, c’est que j’ai compris comment Dieu peut agir en nous partout et par tous les moyens. Et avec une force immense. Et comment avec un simple sourire, une simple présence, on peut changer des vies.

Une des questions que j’aimais poser aux volontaires, quand je provoquais un peu avant d’arriver, c’était : « Mais ne vaudrait-il pas mieux envoyer un chèque qui coûtera aussi cher que le billet d’avion et polluera moins ? » Je crois que j’ai ma réponse.

Alors aujourd’hui, je reste habité de ce désir de tout donner et de garder cette lumière bien allumée dans mon cœur. Ce n’est pas facile tous les jours comme j’ai vu que ce n’est pas facile tous les jours pour les volontaires en mission. Mais je pense que dès que vous êtes habités par cette flamme, cette flamme de missionnaire, vous pouvez mettre le feu au monde. Et mon feu à moi ce n’est pas sur un roof top de Times Square que je l’ai trouvé, mais dans un bidonville de Bangkok en regardant François prier avec une maquerelle ou dans une île complètement perdue aux Philippines en observant Cyrille rigoler en tagalog avec ses jeunes. J’ai pris une claque grosse comme un gros balut, et je suis rentré avec une bonne dose de Jésus à revendre ! Je veux retrouver ce regard aujourd’hui dans mes relations, partout, cette force qu’ont les volontaires de communiquer avec n’importe qui pendant leur mission. Et surtout me donner l’opportunité de m’élever à nouveau de mon confort pour témoigner de ma foi »

Charles

Retrouvez les prochaines avant-premières et projections sur intothedeep.volontairemep.com

 

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