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Paroles de volontaires

Un Projet, des projets : les volontaires au coeur de la Mission

Publié le 08/12/2020
À la frontière de la Birmanie, le Père Alain s’investit pour aider les Karens vivant dans la région. Delphine s’est engagée pendant six mois dans le pensionnat de Maepo, accueillant des élèves pour leur permettre de continuer leurs études.

Dans le secteur du Père MEP Alain Bourdery, dans les montagnes, à la frontière avec la Birmanie, les projets fleurissent. C’est la minorité ethnique karen qui le peuple, dans des conditions souvent encore d’une simplicité extrême.

Faire grandir

Permettre l’accès à l’éducation est une préoccupation majeure depuis l’arrivée des premiers missionnaires il y a une soixantaine d’année.  Si désormais l’accès à l’éducation est plus facile, notamment grâce aux efforts louables de l’Etat thaïlandais pour alphabétiser ses populations, force est de constater que l’action de la mission est encore nécessaire… 6 écoles sont soutenues dans différents villages, pour accompagner les enfants de la maternelle aux premières classes de primaire.

Pour poursuivre leurs études, les enfants sont ensuite contraints à l’exil pour aller étudier dans les écoles gouvernementales. La mission propose une alternative au pensionnat. Les enfants bénéficient d’un cadre plus strict mais plus structurant et continuer à cultiver leur culture karen et catholique dans un environnement thaïsé et bouddhiste. Le père Alain a monté dans son secteur un centre pour les primaires, dans le village de Maepo, et un pour les collégiens, dans celui de Maetowo. Les deux équipes éducatives sont composées de Karens, de deux sœurs et aussi d’un volontaire MEP. Tout est fait pour que les enfants puissent s’y épanouir du mieux possible. C’est aussi un beau lieu d’évangélisation : le projet ambitieux consiste à enraciner ces jeunes pousses dans le Christ, et à en faire des leaders à la tête bien faite pour les communautés karens de demain !

Bâtir l’église

La nouvelle église de Maeloui en travaux.

Depuis 60 ans, les communautés grandissent, et les missionnaires ont dû s’improviser bâtisseurs d’église et d’Eglise. Les besoins en infrastructures ne se limitent pas qu’aux lieux de culte. Il y a eu la construction des pensionnats et maintenant leur amélioration, un peu au gré des financements…

La mission travaille aussi avec les Karens à l’aménagement de leurs villages, toujours en essayant d’engager le plus possible les communautés.

Entrer en communion

Tous ces projets ne sont rendus possibles que par une collaboration avec d’autres associations et d’autres personnes, jusqu’au-delà des frontières. La communication sur ce qui est vécu sur place, le Père la pense donc comme un véritable devoir. Devoir de partager, de relier, d’entrer dans une « économie de communion ». Alors à la suite et avec d’autres volontaires, je me suis improvisée webmaster, manager de page facebook, collectrice de fond…

Un énorme travail est aussi réalisé pour retrouver et recueillir l’histoire de la mission !

Vous voilà donc avec un aperçu d’une petite fraction de la vie bouillonnante du secteur du Père Alain. Mais c’est omettre de mentionner la coopérative de fil, de tissage et de couture qui vivre de nombreuses femmes, le projet santé qui favorise l’accès aux soins , le micro-crédit et la mutuelle karen et tant d’autres choses encore…

Les consultations médicales.

Il m’a été dur de partir et de laisser derrière moi les Karens et le travail avec eux. En outre, covid oblige, les volontaires suivants n’ont pas encore pu prendre la suite sur le terrain, ce qui laisse beaucoup de projets en suspens. Une occasion peut-être de se réinterroger sur la gestion des actions et sur ce qui est vraiment essentiel. Cela m’a demandé beaucoup d’humilité, mais j’ai fini par accepter d’abandonner tout aux mains d’un autre, parce que c’est un Autre avec un grand « a ». Être missionnaire, mes 6 petits mois d’expérience m’ont appris que cela porte des fruits lorsque on accepte de n’être qu’un instrument dans les mains de Dieu, même si on est parfois bien capricieux ou un peu défectueux. Et parce que l’on est pêcheur, tout ne sera pas bon dans ce qu’on laisse derrière soi. Mais on peut compter sur l’Esprit Saint pour être inventif et en tirer un bien plus grand, et pour faire entrer les projets dans le grand Projet de Dieu !

 

Delphine, volontaire MEP

 

extrait de la Revue MEP n°565, décembre 2020
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Pars en mission, deviens Volontaire MEP

 

 

Vue sur les montagnes karens depuis le centre de Maepo.

Pour aller plus loin

Pour un aperçu plus complet des actions de la mission du Pado Alain, vous plonger dans l’histoire des missionnaires, être tenu au courant des actualités, ou contribuer par vos dons, vous pouvez consulter le site web de la mission : www.missionkaren-padoalain.org/ ou suivre la page facebook du même nom. On vous promet que vous y trouverez des pépites karens !