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Retour sur HolyDay MEP

Publié le 03/09/2021
Le van de la Mission est arrivé à bon port, après avoir clôturé son périple d'une semaine. Que peut-on dire de cet événement ? Les AluMEP (anciens volontaires MEP) ont toujours bien le feu de la Mission en eux !

HolyDay MEP a été l’occasion pour le Volontariat MEP, de partir retrouver les AluMEP. Quelle joie de les revoir ! Parmi eux, Hélène, ancienne volontaire en Malaisie en 2018 / 2019, est venue nous rejoindre sur la tournée. Par cette aventure, elle a goûté à nouveau à la Joie de la Mission et s’est remémoré son année de Volontariat !

« Comment je me suis retrouvé des gratte-ciels de Manhattan à un bidonville en Asie ? », c’est l’histoire de Charles (Into The Deep), mais c’est à peu de chose près celle de centaines de volontaires qui sont partis en volontariat avec les Missions Étrangères de Paris. Aujourd’hui, la question serait plutôt : Comment je me suis retrouvée de mon canap’, à sillonner la côte vendéenne à bord d’un van des années 70 ?

Il y a trois ans, je quittais la France vers un pays qui m’était alors inconnu : la Malaisie

J’ai passé un an dans un centre pour femmes et enfants ayant le VIH, en tant qu’infirmière et aujourd’hui, je suis AluMEP et je voyage à bord du Van de la Mission ! Dans de ce van aux couleurs des MEP, il y a plusieurs AluMEP et séminaristes MEP, accompagnés par le Père Bernard de Terves, responsable du Volontariat. Nous sommes partis partager la joie de la mission, du cap Ferret à Vannes, pendant toute une semaine.

La première joie a été de nous retrouver, de nous remémorer ces moments qui nous rassemblent même en ayant vécu dans différents pays. En Asie, nous avons rencontré des personnes qui nous ont accueillis chez eux comme leur famille.

La joie qui naît de ces moments-là, une joie profonde, nous avons tenté de la transmettre durant HolyDay MEP, en allant à la rencontre des personnes, en passant des après-midis sur la plage et en leur proposant une partie de Mölkky ou de pétanque. Sur un malentendu, ils nous demandent ce que signifie « MEP » et nous tentons de les embarquer à bord du voyage Into the Deep, que nous diffusons le soir même dans l’Eglise de la ville. Il faut admettre que l’apéro ou le barbecue partagé ensemble à l’issue a clairement été l’argument clé ! C’est un temps de rencontre et de partage durant lequel nous pouvons discuter convivialement de nos expériences. Certains en profitent pour nous conter les leurs, qui sont tout autant sources d’épanouissement et d’inspiration.


La première fois que j’ai vu Into the Deep, j’étais à deux semaines de mon retour, je l’avais donc regardé avec amusement en retrouvant cet environnement que je venais de quitter. Je l’ai regardé pour la seconde fois lors de la semaine HolyDay MEP et cela m’a fait prendre conscience que je n’avais pas saisi la justesse, la beauté et le poids des mots utilisés par les volontaires en mission lors de mon premier visionnage. Je n’ai pas pu retenir mes larmes devant certaines images qui m’ont touché en plein cœur. C’était alors magnifique de pouvoir témoigner devant ces personnes venues voir le film et de répondre à leurs questions très intéressantes.

Beaucoup étaient très émus et impressionnés de voir que des jeunes donnaient de leur temps pour aller aider à l’autre bout du monde. Deux questions revenaient régulièrement. La première : Pourquoi êtes-vous partis si loin ? Il y a tant de choses à faire en France ! Il y a effectivement mille raisons de rester en France pour aider, partager, rencontrer et vivre de tels moments, mais en partant en Asie, j’ai suivi le chemin qui me conduisait à Dieu et à ma rencontre avec moi-même. Sœur Emmanuelle disait :« J’aurais pu mieux faire, j’aurais dû mieux faire ! Mais j’ai fait ce que mon cœur et Dieu me dictaient ! ».

La seconde : Et maintenant ? Et maintenant que faites-vous ? Est-ce que cette mission vit toujours en vous, en vos actions ? Cette mission vit et vivra toujours en nous, car ce sont ces expériences uniques, ces rencontres improbables et inimaginables qui nous ont amené à être les personnes que nous sommes aujourd’hui. Certains le vivent au travers de leur métier, d’autres se sont engagés dans des associations ou ont changé leur façon de vivre et de prier au quotidien. Parmi les personnes venues voir le film, il y avait beaucoup de personnes âgées, et nombreux disait « Je suis trop vieux pour ça ». Trop vieux pour partir en Volontariat en Asie, peut-être, mais trop vieux pour vivre la Joie de la Mission, transmettre ce feu et le partager, absolument pas !

Nous ne faisions pas toujours salle comble. Cela peut être décourageant d’arriver dans une ville, de communiquer sur notre présence et sur la diffusion du film et de ne voir arriver que trois personnes âgées à l’heure de la diffusion. Cependant, nous savons que même si ces trois personnes ne seront pas de futurs AluMEP, ils restent des Allumettes.

Cette flamme qu’est l’amour de Dieu, la volonté d’aimer les autres et d’aller à leur rencontre, nous la transmettons à ces personnes venues voir le film et eux la transmettent à leur tour. Qui sait, peut-être que des AluMEP proviendront de ces Alumettes !

Ce fût une expérience très intéressante et enrichissante, car ce sont les questions et les réactions des personnes que nous rencontrons qui nous amènent à réfléchir encore et encore sur notre façon de continuer à transmettre la joie de la mission, de continuer à être un volontaire MEP, même de retour en France.