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Madagascar

Rencontre entre volontaires à Mahajanga

Publié le 26/02/2020

Cette rencontre, organisée chaque année par le Père Bertrand, a pour objectif de réunir les volontaires présents dans les divers diocèses de Madagascar ; et ainsi prier, se former et partager des moments conviviaux. Nous nous sommes retrouvés à̀ l’occasion de la nouvelle année, à Mahajanga, sur la côte nord-ouest du pays, chez les sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie. Nous sommes arrivés à̀ Madagascar il y a quelques jours, un mois, il y a un, deux ou trois mois, nous venons des quatre coins du pays, nos missions sont riches, toutes différentes et nos profils variés. Néanmoins, nous avons pour point commun d’entre tous envoyés par une des grandes associations catholiques présentes sur l’ile, dont bien sûr, les Missions Etrangères de Paris.

Enseignements et partage

Le Père Bertrand a l’habitude d’organiser cette rencontre et le programme de ces quatre jours est une recette maintes fois testée et approuvée : à chaque jour son thème. La matinée se divise le plus sou- vent en deux parties : témoignage de chaque volontaire, puis reprise et enseignement du Père. Premier jour : qui suis-je et comment je vis ma foi ? Deuxième jour : quelle est ma place dans l’Église de France ? Troisième jour : comment je vois l’Église de Madagascar ? Le reste de la journée est rythmé par les messes, des temps d’adoration, de confession, des visites aux grandes communautés présentes à Mahajanga, comme les carmélites qui tiennent une culture de spiruline et les salésiens qui gèrent un centre de formation professionnel.

Des moments de détente et de partage entre volontaires ponctuent aussi la rencontre : parties de football avec
les enfants, jeux de cartes, baignades dans la mer, découpage de noix de coco, etc. Après le repas, tout le monde met la main à la pâte pour faire la vaisselle, passer le balai et il n’est pas rare d’entendre un ou deux chants résonner dans les couloirs. Ce fut également le cas le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre. Le Père nous fait la surprise de sortir un grand sac rempli de mets auxquels nous ne sommes plus habitues : fromage, foie gras, chocolat, pain d’épices et même quelques bulles de vin pétillant pour trinquer. Nous avons aussi découvert les coutumes malgaches avec une dégustation de brochettes de zébu et de THB (la bière locale) sur la corniche.

Une retraite spirituelle

Chaque jour, le Père célèbre, pour nous et les sœurs de la communauté qui nous accueille, une messe en français. Nous devons avouer que nous ne sommes pas mécontents de gouter à nouveau à la liturgie en français, nous savourons chacun des mots lors de la consécration puisque nous les comprenons. Nous profitons pleinement d’un temps de silence après la communion car ils sont rares lors des messes malgaches. Ici, la prière communautaire prend souvent le dessus sur la prière personnelle. Lorsqu’il s’agit de se retrouver pour choisir les chants qui porteront notre prière pendant la messe, les propositions fusent. Nous retrouvons avec plaisir les chants que nous affectionnons. Notre prière est accompagnée par les chants à une, deux ou trois voix, nous avons la chance d’avoir parmi nous plusieurs bons chanteurs et un musicien avec son alto. Ô Joie !

De beaux échanges

Lors d’un trajet en bus, je me retrouve assise à coté de Benoît. Il est séminariste pour le diocèse de Dijon et envoyé en mission de volontariat pour deux ans par le supérieur du séminaire. Il me montre les photos qu’il a prises avec son téléphone depuis son arrivée. Les paysages aux alentours de Fianarantsoa (la ville où il est) sont époustouflants : de vastes forêts d’eucalyptus, de grandes étendues vertes et vallonnées où poussent des cultures de riz et maïs. Ces images me font rêver et me donnent très envie d’aller lui rendre visite lors d’une prochaine traversée du pays. Nous parlons aussi des raisons pour lesquelles nous sommes partis l’un et l’autre. Bien sûr elles sont différentes puisque pour moi il s’agit d’un choix. Néanmoins, nous avons tous les deux reçu et accepté notre mission et notre pays. C’est toujours un exercice difficile, mais fort et intéressant, de dire en quelques mots ce désir de s’engager comme volontaire. Je m’aperçois que la réponse que je donne n’est jamais la même : il y a tant à exprimer !

Cette retraite est une bouffée d’air pour chacun d’entre nous ; comme en témoignent, par exemple, nos discussions animées et riches lors des repas. Nous repartons nourris, apaisés, les batteries rechargées, avec des réponses à de nombreuses questions que nous nous posions ; vers nos lieux et partenaires de mission qui nous ont aussi tant manqué !

 

 

En ce moment, aux Missions Etrangères de Paris, venez découvrir l’exposition photo sur la mission du Père Bertrand : « Tout ce que j’ai, je Te le donne ». Informations sur missionsetrangeres.com